La Commission des droits de l’homme appelle la Biélorussie à cesser les violations des droits de l’homme

(14.08.2020.)

La lettre de la Commission des droits de l’homme et des relations publiques de la Saeima adressée, vendredi 14 août, à M. Vasily Markovich, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Biélorussie en Lettonie, appelle la République de Biélorussie et ses fonctionnaires à mettre promptement fin et prévenir toute violation des droits de l’homme, ainsi que respecter la constitution.

Elle appelle à libérer les personnes détenues arbitrairement et à enquêter chaque cas de la violation des droits de l’homme et à garantir la liberté d’expression des journalistes et des médias, ainsi qu’à ne pas limiter l’accès à internet.

“Suite aux élections tenues le 9 août en Biélorussie, nous avons en notre possession des enregistrements vidéo, des témoignages et d’autres preuves qui permettent de conclure que la constitution et les droits de l’homme n’y sont pas actuellement respectés”, note M. Artuss Kaimiņš, président de la Commission des droits de l’homme, tout en ajoutant: “La détention illégale des gens pacifiques, la torture et le traitement cruel de ces gens, sont des violations particulièrement graves. En fait, les organes répressifs recourent à la violence contre leur peuple, contre la structure constitutionnelle et les droits de l’homme”.

La lettre fait valoir que l’article premier de la Constitution de la République de Biélorussie dispose que la République de Biélorussie est un État de droit et démocratique. Dans un État de droit et démocratique, l’état de droit est primordial, à savoir toute action de l’État à l’égard de l’individu ne peut avoir lieu que conformément au droit, les droits de l’homme en particulier. Ces droits supposent également l’interdiction de toute forme de torture ou de traitement cruel, et toute dérogation à cette interdiction, n’est pas négociable.

La lettre de la Commission fait, en outre, valoir que les organes répressifs biélorusses ont arrêté et physiquement abusé de nombreux journalistes biélorusses et étrangers. Par ailleurs, la liberté des médias est limitée, et du fait des actes éventuellement perpétrés par les autorités biélorusses, l’accès à internet persiste restreint, contrairement aux communications officielles.

Elle note, entre autres, que des médias divers, libres et indépendants présentent une condition préalable au respecte des droits de l’homme et de l’ordre démocratique. Si un État n’est pas en mesure de garantir la liberté et l’indépendance des médias et le travail des journalistes est entravé, alors l’État démocratique ne fonctionne pas correctement. Les médias et internet libres permettent non seulement de trouver des informations, mais également de les partager de manière efficace, ainsi que de communiquer avec les autres et d’exprimer ses opinions.

 

 

Service de presse de la Saeima

Ceturtdien, 29.jūlijā