La Présidente de la Saeima: le traité de paix entre la Lettonie et la Russie a marqué l’appartenance définitive de notre pays à l’espace géopolitique européen

(11.08.2020.)

“Le traité de paix entre la Lettonie et la Russie signé il y a 100 ans a été la ligne de démarcation dans les relations entre les deux États; il a marqué l'appartenance définitive de notre pays à l’espace géopolitique européen”, a souligné Mme Ināra Mūrniece, Présidente de la Saeima, s’adressant aux participas de l’événement solennel consacré au centenaire de la signature du traité de paix entre la Lettonie et la Russie, au château de Riga.

“Le traité de paix constituait la première étape importante et consécutive suite à l’établissement de l’État letton et à la victoire dans la guerre de l’Indépendance de la Lettonie. Il a été promptement et à l’unanimité ratifié par l’Assemblée constituante, le 2 septembre 1920. Cependant, l’espoir de l’Assemblée constituante que la coopération, avec la Russie, réussira s’est évanoui, puisque du fait de l’occupation de la Lettonie par l’Union soviétique, le traité de paix a été violé 20 ans après”, a-t-elle noté. Mme Mūrniece a souligné qu’à l’époque, le soutien de la communauté internationale était particulièrement important quant à la politique de non-reconnaissance de l’occupation des États baltes.

“La tâche de notre société, ainsi que des politiciens et des diplomates de notre génération est celle de ne pas oublier l’histoire, d’empêcher la réhabilitation des crimes commis par des régimes totalitaires. Il est regrettable que la volonté de la Fédération de Russie de réécrire l’histoire, pour justifier sa politique actuelle, est devenue une tendance pour elle. Nous constatons ses tentatives flagrantes de remettre en question le fait de l’occupation de la Lettonie”, a-t-elle ajouté.

La Présidente de la Saeima a fait valoir que la communauté internationale devait veiller au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine et de la Géorgie, et suivre ce qui se passe en Biélorussie, dont la société civile exige davantage de démocratie.

“Aujourd’hui, il importe que les relations bilatérales et multilatérales des pays avec la Fédération de Russie se développent dans le cadre du respect rigoureux des droits consacrés par les traités internationaux, dans le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque État”, a-t-elle affirmé.

 

Service de presse de la Saeima

Ceturtdien, 29.jūlijā