La Saeima adopte la déclaration sur le génocide perpétré contre les Arménien sous l’Empire ottoman

(06.05.2021.)

La Saeima a adopté, jeudi 6 mai, la déclaration sur le génocide perpétré contre les Arméniens sous l’Empire ottoman; elle rend hommage à la mémoire des victimes et honore les survivants du génocide arménien.

Elle fait valoir que la Lettonie condamne tout crime contre l’humanité, et est consciente de son devoir de reconnaître l’existence de ces crimes, dans le but d’en éviter toute résurgence.

M. Rihards Kols, président de la Commission des affaires étrangères a indiqué: “La version de la déclaration avancée et soutenue par la Commission des affaire étrangères est le fruit de discussions, de recherches et de réflexions auxquelles ont participé des diplomates, des historiens et des chercheurs. Le génocide arménien ne pourra jamais être constaté au niveau de jure: conformément à la Convention de Vienne, il n’est plus possible de statuer à nouveau sur ledit crime. Reconnaître ou ne pas reconnaître, c’est une question de choix politique. Et cette question n’est pas simple. Le génocide constitue le crime le plus grave contre l’humanité, il n’a aucun délai de prescription. Nous savons ce qui est le crime contre l’humanité, et il est essentiel de ne pas oublier que de tels crimes ont également été perpétrés contre d’autres peuples. Ce n’est pas de la pratique du troc, pas une question d’avantages réciproques ou de petits points politiques insignifiants”.

La Saeima est consciente que du fait des actions des autorités ottomanes, un grand nombre d’Arméniens a été déporté de force vers d’autres régions de l’Empire, en conséquence, la famine, les violences physiques et les massacres ont entraîné la perte de nombreuses vies.  

Les députés condamnent les crimes, les massacres et les déplacements forcés perpétrés contre le peuple arménien sous l’Empire ottoman. Ils sont convaincus que les discussions ouvertes et transparentes sur les questions de l’histoire sont inextricablement liées au développement des démocraties seines et matures.

La Saeima invite la communauté internationale à évaluer ces événements de l’histoire et aller de l’avant vers un avenir que nous souhaitons construire - sans violence et sans intolérance; l’avenir où sont respectés les droits de l’homme et où chaque personne peut se sentir libre, protégée et en sécurité.

Les députés soulignent, dans leur déclaration, qu’il est important de se souvenir des vies détruites par le génocide, par les massacres de masse et par le déplacement forcé, perpétrés par les autorités de l’Empire ottoman, et qui ont débuté lors d’une rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 à Constantinople.

La Saeima tient compte de la Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide et de la Résolution du Parlement européen sur une solution politique de la question arménienne (18 juin 1987), laquelle reconnaît que conformément à la Convention précitée, de tels crimes constituent un génocide.

 

Service de presse de la Saeima

Pirmdien, 21.jūnijā